Beauté et justesse de l’infime écart

À quoi ce titre fait-il allusion ?

  • À une infime torsion du bassin,
  • À un léger relâchement dans le côté droit des abdominaux,
  • À une subtile différence dans le port de la tête,
  • À une différence minime dans la direction pointée par l’un des pieds…

Les causes de telles différences peuvent être de toutes sortes, mais une chose reste valable dans tous les cas : un écart même minime met en danger la bonne posture du corps.

Quand il sera ensuite interprétée comme étant correct par le corps, il aura pour effet de nuire tant à sa beauté qu’à sa santé.


En chaussures plates, une mauvaise tenue du corps n’empêchera pas de marcher.
Mais avec des talons hauts, c’est une autre histoire.

Pour s’en apercevoir, il faut se demander si la démarche en talons est élégante ou non, car ce qui est beau est juste, et réciproquement, ce qui est juste est beau.

La situation devient donc critique lorsque notre sensibilité face à la beauté des choses s’effrite.

Autrement dit, si nous fixons le seuil de distinction entre ce qui est beau et ce qui est ordinaire à un niveau peu élevé, alors nos critères de jugement ne seront plus assez exigeants.


Le jugement sur la beauté d’une chose relève souvent d’un écart infime.
Selon ce qui vient d’être dit, au niveau corporel, corriger ce qui nous écarte de la beauté consiste donc à prendre soin de son corps en même temps que de son esprit.


Aujourd’hui, j’ai travaillé avec une cliente sur l’instant qui précède la pose du pied au sol.
Il s’agit d’un exercice important lors duquel on doit arrêter le mouvement de la jambe qui est avancée.

Ma cliente n’arrivait cependant pas à le faire. Divers muscles entrent ici en jeu.
Pour que toute cette musculature, qui comprend les hanches, le point thénar du pied ou encore les abdominaux, puisse être parfaitement stoppée dans son mouvement, nous avons exercé pour les affermir chaque partie impliquée.


Dans la philosophie de tous les jours, si « pousser » ne sert à rien pour résoudre une difficulté, il se peut bien que « tirer » nous donne la solution.

Suivant ma philosophie des talons hauts qui emploie le même principe, nous avons donc cessé de travailler sur la musculature pour adopter un autre angle d’attaque.

Et comme nous pouvions travailler sur le problème lors des exercices à pieds nus, il devenait tout à coup possible d’y apporter une réponse bien plus simplement.


Mais pourquoi donc ma cliente, malgré une musculature en apparence parfaitement employée, ne parvenait-elle pas à arrêter sa jambe ?

La source du problème résidait dans un bassin légèrement penché. En réalité, ce défaut se remarquait immédiatement vu depuis le côté.
Léger au stade de l’entraînement à pieds nus, il devenait flagrant sur des talons hauts.

Quelle que soit la fermeté des muscles, de l’énergie sera inutilement gaspillée si la posture du corps est déréglée, puisqu’en fait les muscles ne pourront pas être employés au maximum de leur capacité.


Ma cliente s’est sentie beaucoup mieux dans son corps après avoir réussi à corriger l’inclinaison de son bassin en avant.

Très surprise par cette différence, pourtant minime, et la sensation qu’elle lui procurait, elle a aussi perçu une énergie nouvelle, tant physique que psychique, jaillir de son corps.


Je suis moi aussi passée par la même expérience grâce à la simple correction d’un léger défaut au niveau du bassin.

En employant toutes ses ressources de ma musculature, je suis parvenue à modifier mon axe corporel et l’aura dégagée par le buste.

Ce résultat m’a particulièrement émerveillée par l’impression surprenante de tout à coup bénéficier d’une énergie comme s’il s’agissait de celle d’une autre personne.


J’affectionne tout spécialement ce genre de moments où quelque chose s’ouvre pour une personne.

Je ne pourrais d’ailleurs pas faire ce travail sans être le témoin de ces instants où une cliente change devant moi, car ils me permettent de vivre et faire vivre l’un de ces éléments extrêmement significatifs dans l’existence d’une femme.


Avant mes 30 ans, je n’ai jamais pensé la moindre seconde qu’un jour les talons hauts occuperaient une place si centrale dans ma vie.

Je m’étonne encore de voir comment les choses ont changé en regard de ce qu’est ma vie à présent. Nous ne savons jamais ce qui viendra bouleverser nos existences.

Si la vie peut nous sembler bien compliquée, c’est que le message que dieu nous adresse reste dissimulé sous un voile d’obscurité.


S’il nous était transmis en toute clarté, nous accéderions à une confiance totale et nous nous lancerions dans l’aventure en comprenant quel est le moment précis pour opérer un changement dans notre vie.

Seulement, dieu nous enjoint finalement de prendre une telle décision par nous-même.

Lorsqu’un tel moment se présente, la capacité de prendre la bonne décision en ayant confiance en soi nécessite également un bon timing dans sa vie : sans un contexte favorable, on ne réussira peut-être pas à saisir l’occasion qui nous engagera dans une voie nouvelle.


Il est vrai aussi que cela ne se présente pas à tout le monde sous la même configuration.


Mais quand on voit une personne qui vit entourée des choses qu’elle apprécie, qui aime son travail et habite un endroit qui lui plaît, on peut légitimement penser qu’elle a su faire les bons choix au bon moment.

Que les talons hauts puissent conduire l’existence d’une femme dans une meilleure direction, cela ne fait aucun doute.

Ils ne sauraient toutefois être suffisants en eux-mêmes.


La maîtrise d’une démarche élégante, donc correcte, doit nécessairement les accompagner pour que nous accédions au style de vie et aux bienfaits que ces souliers exceptionnels nous apportent.

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