Est-ce beau ou non ?

Cela fait un mois que Peter a commencé l’école primaire. Il semblerait que ce nouvel environnement lui plaise davantage que celui de la maternelle, et même s’il rentre chaque jour avec des devoirs, il profite de sa nouvelle vie d’écolier.



Une des choses qui a le plus changé par rapport à l’époque de la maternelle est le fait que Peter est bien plus occupé : lundi, après l’école, il se rend dans le XVIe pour un cours de kick-boxing ; mercredi, c’est le club de football ; vendredi les patins à roulettes et, le dimanche, il s’amuse à faire du patin à glace avec mon mari ou son grand-père.


Mais encore, le samedi, c’est le jour de sa leçon de piano. Ce samedi, nous avons d’ailleurs participé à un concert de présentation où les parents se joignent aux enfants pour jouer ensemble.
J’écoute en permanence de la musique classique et joue fréquemment au piano. Cela a déteint sur mon fils qui aime aussi cette musique et apprécie tout particulièrement comme compositeur Beethoven.


Il y a ainsi un épisode qui m’a vraiment touchée. Deux semaines plus tôt, notre famille a organisé comme à son habitude un dîner de sushis. Malheureusement, je n’ai pas pu me joindre à eux, mais après le repas, Peter et mon mari ont pris un taxi pour rentrer. C’est là que mon fils aurait demandé au chauffeur :Radio Classique, s’il vous plaît.


En fait, lorsque je me déplace en voiture, j’aime créer un espace personnel en écoutant du classique. En taxi, je ne manque ainsi jamais de demander au chauffeur d’en mettre sur sa radio. Voilà comment cette habitude en serait également devenue une pour Peter.


Je ne cache pas ma fierté envers mon fils, mais si le chauffeur a dû être bien étonné de cette demande de la part d’un garçon de six ans, c’est avant tout son père qui en a été surpris.
Cet épisode nous rappelle à quel point la façon de vivre des parents se rapporte à l’éducation qu’ils donnent à leur enfant.


Je n’en oublie cependant pas d’écrire une petite chose sur les talons hauts. Aujourd’hui, ma dernière leçon était une séance de coaching avec ma cliente Ayako. Je suis en train de la guider dans les exercices à pieds nus, mais ceux-ci touchant à leur fin, nous allons prochainement pouvoir débuter un entraînement plus pratique en talons hauts.

Ayako apprend la manière de corriger une mauvaise habitude corporelle. En réalité, 100% des femmes ont une ou plusieurs mauvaises habitudes de ce genre, mais il ne suffit pas d’en prendre conscience pour y remédier, car encore faut-il corriger le faux mouvement en travaillant effectivement et directement sur le corps.

Il est toujours possible d’appliquer un vernis sur une chose pour en faire ressortir un certain lustre et la rendre plus attractive, mais une telle tromperie ne tient pas éternellement et vous pouvez être sure que, à un moment ou un autre, cette couche finira par craqueler.


Si l’on désire s’approprier une beauté authentique, si l’on est à la recherche d’un corps sain et solide, hors de question de se contenter de juste enjoliver.


C’est pourquoi je demande à ma cliente d’apprendre comment corriger une mauvaise habitude. Dans ce but, je lui fais jouer le rôle du coach pendant que je prends celui d’une femme présentant justement un tel défaut.
Ayako a été forcée de constater que, par rapport à ma façon habituelle de marcher, mes mouvements étaient alors faits de secousses et de vacillations considérables, ce qui l’a pour ainsi dire choquée : « Avec cette légère différence dans l’angle formé par votre cheville, vous ressemblez tout à coup à une femme chiffon ! »


Or un tel choc, c’est celui que j’éprouve à chaque fois qu’une cliente vient me consulter. L’expression utilisée par Ayako n’est pas une exagération, juste un fait, qui prouve combien utiliser son corps en prenant soin de détails peut-être infimes permet de dégager prestance et énergie.


En conclusion, on peut dire sans se tromper que l’attitude ne fait pas tout. Plus précisément, la disposition intérieure, ou l’esprit, n’est pas suffisante pour vous rendre belle, puisqu’une façon de mouvoir le corps encore trop grossière ne peut que diminuer de moitié l’élégance que vous essayez d’incarner.

Ainsi que je le répète souvent, une démarche maîtrisée se fonde sur le corps et l’esprit, telle est ma philosophie des talons hauts.

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